Quel est l’apport du Telecom Expense Management dans l’IoT ?

De nos jours, les principales technologies data (WAN, MAN, MPLS, PaP…), voix (Analogique, VoIP, SIP Trunk…) et mobile (abonnement, consommation, roaming…) sont maîtrisées par les différents acteurs du Telecom Expense Management.

Néanmoins, le secteur des télécoms ne cesse de se développer, on assiste donc à l’apparition de nouvelles technologies, de nouvelles offres et de nouveaux acteurs. Parmi les technologies les plus en vogue, lesObjets Connectés font leur apparition au sein des DSI.

Il n’est donc pas anodin de se demander comment cette nouvelle technologie va s’ordonnancer avec les différents processus de TEM actuels, fondés sur les technologies et offres opérateur passées. Le mode de facturation est-il similaire à ceux déjà implémenté ? Comment vais-je pouvoir intégrer ce nouveau service dans mon modèle de refacturation interne ? Quels sont les KPI à faire ressortir dans les reportings ? Ces nouvelles offres respectent telles les processus TEM déjà mis en place par les DSI ou implémenter dans les outils ? Il est donc primordial de travailler sur ces aspects en amont, avant même la contractualisation ou la commande d’un nouveau service.

 

Intégrer l’écosystème IoT au sein de son activité TEM

Présent depuis les années 2000, ce n’est qu’au cours des trois dernières années que le sujet de l’Internet des Objets se démocratise et que les responsables informatiques prennent conscience des opportunités liées à l’internet des objets. Une étude du cabinet Gartner prévoit que plus de la moitié des nouveaux systèmes et processus métiers importants incorporeront des éléments de l’internet des objets d’ici 2020 (1). Il est donc impératif pour les DSI d’appréhender au mieux ce sujet afin d’en optimiser l’utilisation. Si la sécurité est le principal sujet pointé du doigt, il ne faut pas sous-estimer la gestion des services télécoms associés à l’IoT (réseau, mobilité…).

Effectivement, l’évolution de l’IoT étant relativement récente, ce domaine n’est pas encore régi par différentes normes, qui seraient adoptées par l’ensemble des acteurs du domaine. En conséquence, il existe aujourd’hui une multitude de technologie et d’offres en fonction des constructeurs, éditeurs et opérateurs. La mise en service massive des objets connectés pose la question de l’utilisation efficace des réseaux de télécommunication pour le transport des données. Car en fonction de l’application, les besoins de relève et de communication des données ne sont pas les mêmes. Mais alors, serait-il intéressant de faire évoluer le Telecom Expense Management pour qu’il puisse intervenir et participer à la gestion de l’écosystème IoT d’une entreprise ?

 

Aujourd’hui, la bataille fait encore rage autour de dizaines de protocoles de communications, qui ont chacun leurs particularités en termes de consommation d’énergie, de portée ou de prix, pour permettre aux objets connectés de faire transiter leurs données. Lorsqu’une entreprise investit dans une flotte d’objets connectés, la première problématique est d’utiliser le réseau adapté à l’application qui en sera faite. En effet, chaque réseau est conçu pour des applications spécifiques. Le point de départ de la réflexion est donc bien le métier, et non la technologie.

Il existe deux types de réseaux utilisés en support de l’IoT : les réseaux longue portée, et les réseaux courte portée. Seuls les objets connectés utilisant les réseaux longue portée pourront être intégrés au protocole de Telecom Expense Management, les réseaux courte portée (Wifi, Zigbee, Bluetooth) ne nécessitant pas un abonnement par objet. Le marché actuel offre deux types de solutions longue portée matures : Les réseaux IoT dédiés bas-débit LPWAN (LoRa, Sigfox …) et les réseaux cellulaires (3G, 4G, 5G imminente). Le schéma suivant détail les caractéristiques de ces différents réseaux :

 

Il est évident qu’en termes de coûts télécoms associés, les applications reposant sur les réseaux cellulaires auront des frais d’abonnement et de consommations bien plus élevés que les applications utilisant le LPWAN. Cependant, les applications utilisant ces réseaux bas-débit ont en général une flotte importante d’objets connectés. L’enjeu pour les entreprises sera de gérer à la fois les volumes d’objets connectés et les services associés. Les applications reposant sur les réseaux cellulaires auront quant à elle à gérer les frais supplémentaires de roaming en plus de ceux de surconsommation.

La commercialisation imminente de réseaux cellulaires LPWAN utilisant les technologies LTE CAT-M1, NB-IoT et EC-GSM-IoT devrait complexifier le choix qui est offert aux entreprises développant des applications reposant sur l’IoT. L’avantage de cette technologie réside dans le fait qu’elle se base sur un réseau établi, la 4G tout en utilisant une faible bande passante pour ne pas la saturer. Elle sera donc un très sérieux concurrent à Sigfox et LoRa. Toutefois, il faudra compter sur l’apparition de nouvelles offres télécoms associées et ajoutera une complexité supplémentaire dans la gestion des services télécoms associés.
Les opérateurs télécoms proposent désormais des solutions complètes et modulables pour s’adapter aux besoins du marché de l’Internet des Objets. Par exemple, l’opérateur français Bouygues Télécoms a développé sa filiale Objenious dans le but de fournir des solutions clé en main aux entreprises. De la fourniture des capteurs, aux outils d’analyse et de visualisation des données métier remontées, en passant par la connectivité au réseau LoRa et aux outils de gestion de parc, l’opérateur propose donc une large gamme de services reposant sur un réseau LPWAN.

 

L’apport du TEM pour l’IOT 

Les différents éléments exposés ci-dessus permettent de mettre en exergue la nécessité pour les acteurs du TEM d’avoir une connaissance fine de toutes ces offres afin de pouvoir les intégrer au processus d’approvisionnement. En effet, les services liés aux IoT étant très vaste, ils peuvent constituer une zone d’ombre pour les entreprises et ainsi représenter une opportunité pour le TEM d’apporter une plus value. Cette expertise permettra également de faire un travail de rationalisation des coûts lors de l’inventaire initial en corrélant les besoins réels des applications au réseau utilisé.

La gestion d’un ou plusieurs réseaux, qu’il soit bas-débit ou cellulaire pourra être implémenté dans chacun des processus de Telecom Expense Management (Commande, Facturation, Refacturation, Inventaire…). Il pourra également être intégrer dans un outil TEM pour une analyse précise et poussée et permettra ainsi de pouvoir définir des profils utilisateurs représentatifs ou identifier des usages anormaux.

Beijaflore recommande donc de considérer les objets connectés comme partie intégrante du service télécoms et donc de les intégrer à tous les processus de TEM, ce qui permettra une meilleure gestion du parc ainsi que la rationalisation de leurs usages.

 

De plus, le TEM aura une réelle valeur ajoutée face à la multitude et la dispersion des objets connectés ou l’abstraction du cloud. Cela permettra l’industrialisation des tâches récurrentes de gestion du cycle de vie des services télécoms, les équipes IT pourront alors se focaliser d’avantages sur les enjeux techniques et la mise en œuvre de ces services.

 

Fort d’une expérience de 8 années dans le domaine du TEM, et parce qu’elle a développé depuis 1 ans une practice dédiée dédié IOT, Beijaflore est en mesure d’accompagner les entreprises à lancer une activité TEM ou à faire évoluer leur outil TEM pour y intégrer les Objets Connectés.